lundi 26 février 2018

Rance III : La chute de Leazas


Bonsoir (oui, je ne changerai pas d’intro de si tôt…)

Bon… Ce 22 février, Rance X, le dernier jeu de la série, est sorti. Du coup, quel meilleur moment pour reprendre l’écriture de cette petite série… La dernière fois, c’était un remake, aujourd’hui, c’est Rance III, la Chute de Leazas, sorti en 1991. Ça fait quelque temps déjà que j’y ai joué, mais je me souviens encore d’une chose clairement… L’intro est épique.




Château de Leazas, capitale du pays éponyme. Alors que la nuit vient de tomber, une soudaine clameur se fait entendre. Des bruits de pas, de fer s’entrechoquant, des cris de civil et de soldat se mêlant en un tumulte chaotique.
Dernier étage du palais royal, chambre de Lia Parapara Leazas, actuelle princesse du royaume.
-Que fait-elle ? Elle est en retard… Je veux savoir la situation en bas, s’inquiétait cette dernière.
-Calmez-vous, princesse Lia. Kanami est une professionnel, elle arrivera bientôt, lui répondit son intendante, amie et conseillère, Maris Amaryliss.

Dès les premières clameurs, Lia fut confinée dans sa chambre par sa propre garde royale, guidée par Leila Grecni, la seconde meilleure épéiste du royaume. Que cette dernière prenne une telle décision n’augurait rien de bon. Peu après s’être retrouvée confinée, Lia envoya sa ninja personnelle, Kanami, lui faire un rapport de la situation actuelle. Cela faisait déjà de longues minutes depuis qu’elle avait disparu sans un bruit, et les clameurs des combats se faisaient déjà de moins en moins entendre.
Dame Lia, je suis de retour.

Passant vivement par la fenêtre, une ombre héliotrope apparut au milieu de la chambre, s’agenouillant devant Lia. Kentou Kanami. Dévouée servante de Lia depuis leurs rencontres, elle avait déjà participé à bien des missions, certaines plus périlleuses que d’autres. Sa chevelure violette et sa fine silhouette la rendait encore plus mystérieuse, éclairée seulement par le clair de Lune qui sublimait sa peau couleur cuisse de nymphe.
-Vite, Kanami, dis-nous tout. Que se passe-t’il ? Comment vont les autres ? Qui sont les attaquants ?
-Ma Dame… Nous sommes attaqués par Hellman.
-Hellman ? Nous n’avons jamais été en bonnes relations avec, mais de là à lancer une attaque surprise… As-tu pu définir quelle armée, en particulier ? Lui demanda Maris.
-La 3ème armée. Dirigée par le prince Patton en personne.

-Le prince ? Qu’est-il passé par la tête de ses fous d’Hellmaniens pour envoyer le prince de leur royaume nous attaqué ? Et la garde royale ? Leila et ses filles ont-elles été en mesure de les repousser ?
-Au début, tout se passait bien. Mais un homme étrange est apparu et… il a balayé la garde royale d’un revers de main. Même Leila n’a rien pu faire. Je crois que c’est un Sombre Seigneur.
-Un Sombre Seigneur ? Ici ? Qu’est-ce que ça signifie… murmura Maris.
Un lourd silence s'abattit sur la pièce. Les Sombres Seigneurs ne s’occupaient normalement pas des affaires des humains. Et la présence de l’un d’entre eux dans un champ de bataille pouvait signifier à elle seule la défaite du côté opposé, due au peu de moyen de les contrer. Seul un autre Sombre Seigneur, ou une arme faite pour les blesser, pouvaient être efficaces contre eux.
-Il existe bien une arme ici qui pourrait le contrer… Mais nous ne disposons de personne d’assez compétent pour la manier… réfléchit Maris.
-Et Chaos n’est pas du genre à laisser le premier venu l’utiliser… Mais, je sais ! déclara Lia, semblant d’un coup retrouver sa joie de vivre. Kanami ! Prends le bouclier béni, et va chez lui. Il sera quoi faire.
-Vous… Vous en êtes sûre, ma Dame ? bégaya Kanami. Laissez le sort de Leazas sur les épaules d’un homme tel que lui…

-Ne discute pas ! Si quelqu’un peut faire quelque chose à cette situation, c’est bien darling. Mais hâte toi. Je les entends déjà approcher. Vite, vite !
Hébétée, Kanami jeta un regard à Maris, comme pour lui demander son accord. Cette dernière hocha la tête, bien que des émotions contradictoires semblaient troubler son cœur. C’est un ordre de Lia, semblait-t-elle dire. Ça ne sert à rien de discuter. Et au point où on en est…


Alors que la Lune arrivait à son firmament, une silhouette apparue sur les toits du palais, transportant sur son dos un bouclier d’or. Ses cheveux héliotropes dansant au gré du vent, Kanami jeta un dernier regard à la faible lueur de la chambre qu’elle venait de quitter. Une légère hésitation sembla la prendre soudainement, mais en moins d’une fraction de secondes, elle se reprit, et disparu. Sur elle reposait l’avenir de Leazas, et de ses amis.

Pendant ce temps, Rance appréciait la compagnie de Sill, ne se doutant pas que dans quelques heures, une ninja allait frapper à sa porte, l'entraînant dans une nouvelle quête, durant laquelle le sort d’un pays entier se jouera...


Fanfic power ? Bref, l’intro du jeu est épique. Oui, c’est juste la cinématique d’intro, ça.

Bien… Parlons du jeu maintenant, voulez-vous ? C’est que quand je m’emporte de la sorte, si on ne m’arrête pas, je risque de réécrire le scénario du jeu. Bon, ça n’arrivera pas pour Rance IV, car même si j’ai adoré le jeu, son intro est trop rapide pour finir en fanfic. Et Rance 4.1 / 4.2 non plus, car les jeux sont… particuliers. Mais nous y reviendrons.

Rance III se présente, à nouveau, en deux phases. Du classique pendant les phases d’explorations, et les combats en TRPG. Un Tactical Role Playing Game, pour ceux qui ne suivent pas, au fond. Le même genre de jeux que Final Fantasy Tactic, par exemple. Mais en moins complexe (1991 quand même). Et durant les phases d’explorations, comme un RPG classique, on se déplace de ville en ville et de case en case, risquant des rencontres aléatoires, ou on explore un donjon. 



Le système de dialogues est toujours le même que les autres jeux, je ne reviendrais pas là dessus, c’est la même chose, mais en plus grand. C’est comme Rance 2, mais avec plusieurs villes et donjons disséminés sur la map.
Les combats se déroulent sur un écran de combat, où nos personnages et ceux de l’adversaire sont disposés. L’on ne peut que déplacer Rance, les autres personnages fonçant sur l’adversaire le plus proche. Et les monstres font la même chose. Heureusement, l’IA n’est pas non plus complètement idiote, et les magiciens restent à distance pour lancer leurs sorts.



Le fait de ne pouvoir jouer qu’un seul personnage rend la chose très simple, mais la gestion de la fatigue est toujours présente, et varie selon l’équipement. Rance dispose de deux attaques, celle de base et Rance Attack, infligeant plus de dégâts mais coûteuse en énergie, et peut aussi se reposer, utiliser un objet ou assaillir une Gal Monster, mais ça lui coûte toute son énergie.

Les phases en extérieur sont sympathiques, les déplacements pas trop long, les personnages toujours aussi charismatiques, les musiques toujours plus épiques (si si, je vous assure, le pc crache ses tripes pour l’époque, mais il y a de sacrées mélodies), et les donjons disposent d’énigmes pas trop complexes, mais qui rythment un peu le tout. 




Le rythme est bon dans l’ensemble, mais un bug débile m’a quelque peu… gâché le dernier donjon. Il a été corrigé sur les nouvelles versions du jeu, mais un bug étrange quand on invoque Feliss fait disparaître les objets intéragisables des donjons, jusqu’à la prochaine sauvegarde. Cela vaut pour les coffres, les pnj, mais aussi les portes fermées, les passages secrets, permettant de glitcher le jeu à l’infini. Bien évidemment, il suffirait de ne pas invoquer Feliss et le problème est réglé… Mais on peut ramasser un objet à la fin du jeu qui l’invoque automatiquement. Et je l’ai pris. Du coup, le dernier donjon fut… particulier. Car j’ai fait l’entièreté de la seconde tour et poussé le levier au sommet alors que je n’aurais pas dû pouvoir rentrer dedans. Ce qui m’a fait éviter un combat de boss et du coup un bon tier du dernier donjon.

Malgré ça, le jeu s’est avéré être fort sympathique, le gameplay ayant changé par rapport aux anciens jeux, et qui sera d’ailleurs gardé et amélioré sur le prochain. Mais ça, c’est pour le prochain article (qui sera plus court je pense, même si j’ai adoré Rance IV)


+ -
-Musiques
-Gameplay qui change des autres jeux
-Scénario bien épique -Kanami is waifu
-Bug (corrigé avec les nouvelles versions)
-Répétitif au bon d’un moment
-Gameplay un peu… vide quand même


La fin était très cool, une fois de plus. Ah, par contre, il paraît que l’avant-dernier boss est terriblement difficile. En arrivant avec un boss vaincu de moins que prévu, je pensais ne pas réussir à le vaincre. Au final, je l’ai explosé. Apparement, lvl 45 était plus que suffisant pour l’écraser. Je n’ai pourtant aucunement farmé. Mais si vous y arrivez avec un niveau assez bas (dans les 30/35), vous allez passer un sale moment, en particulier à cause de sa cinématique d’intro très longue, mais bien épique la première fois.
Le boss final est aussi un peu particulier, mais pas trop complexe.

Et le final… à la fois épique, un peu drama et très drôle. Les fins des Rance sont toujours de bonne qualité.

Sur ce, à bientôt pour Rance IV. Ah, je suis sur Kichikuou Rance actuellement, alors il risque d’y avoir un petit blanc entre Rance 4.x et Kichikuou. Il est de la même veine que Sengoku, donc il me demandera un certain nombre d’heures.

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